Géraldine Munier : poète et karatéka

par LES VOIVRES 88240  -  10 Mars 2017, 04:38  -  #Artistes, #Ecole

Photo Maga Li

Photo Maga Li

Le portrait sous forme d'interview de mon ancienne collègue et amie Géraldine Munier, à paraître bientôt dans l'Est Républicain.

Géraldine Munier, la poésie du guerrier.

Géraldine Munier est enseignante au collège de la Haute-Saulx. Personnalité atypique, elle cultive et combine l'art de la poésie à celui du karaté. Rencontre.

Bonjour Géraldine Munier, qui êtes-vous ?

Je suis née dans les Vosges au milieu des années 80 et j'ai grandi aux Voivres, le village de Michel Fournier. J'ai une soeur et un frère, ma mère était vendeuse et mon père ouvrier. Nous vivions simplement. Je me suis intéressée très tôt à la littérature et c'est tout naturellement que je me suis dirigée vers des études de lettres.

Vous vous passionnez pour le karaté et la poésie (vous avez d'ailleurs écrit deux recueils), quel lien faites vous entre les deux ?

J'ai mis sept ans à finaliser mon premier recueil, un long travail sur moi d'expression, d'extériorisation mais aussi de construction intérieure. Il dit l'essentiel des craintes, du sentiment d'injustice et de révolte mais aussi des espoirs et des combats que j'envisageais.
Maintenant, les poèmes que j'écris sont plutôt dédiés à des êtres ou à des personnes que je rencontre et qui m'apportent du positif.
Le karaté est aussi une façon de travailler sur soi bien plus qu'un simple divertissement. Cela permet de se dépasser, de prendre confiance en soi et de se concentrer sur des gestes techniques qui ne sont pas forcément naturels. Comme la poésie, c'est une façon d'évoluer...
Il y a, de toute façon, à l'origine du karaté, une notion de spiritualité à atteindre. Le guerrier est avant tout celui qui combat ses démons, ses ennemis intérieurs.

En tant qu'enseignante, quelles sont vos valeurs et celles que vous souhaitez transmettre à vos élèves ?

Je crois qu'il faut essayer de faire du mieux qu'on peut, être empathique et bienveillant sans mépriser l'autre quelles que soient ses différences. Je n'aime pas l'idée du racisme ambiant, l'Histoire nous a montré où tout cela nous mène. J'essaye de ne pas vivre comme un automate et rester ouverte d'esprit afin de ne pas me figer dans des schémas liés à l'éducation, à la morale ou à la société. Avec mes élèves, La première idée est évidemment de transmettre le goût des belles histoires, de la réflexion sur la vie et de l'écriture qui m'ont tant apporté. Mais le métier d'enseignant est aussi, de plus en plus, lié à la transmission de valeurs positives, du respect, de l'entraide, de l'écoute des autres et de soi-même et du goût de l'effort...

jean7288 10/03/2017 10:32

Des valeurs dont feraient bien de "s'imprégner" nos dirigeants.