Le nombre d'habitants dans les Vosges en baisse de 0,45 %

par LES VOIVRES 88240  -  6 Janvier 2017, 04:17  -  #Municipalité

Photo INSEE

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Publié le Mardi 3 Janvier 2017

L'INSEE vient de publier les chiffres de la population légale, des chiffres basés sur des études statistiques de 2014.
A ce jour, le département des Vosges compte officiellement 373 560 habitants, soit – 0,45 % par rapport aux chiffres de 2013 (375 226) et – 1,8 % en dix ans (380 392 habitants en 2004).

Les plus importantes villes vosgiennes sont :
1. Epinal : 32 006 habitants, soit - 0,57 % par rapport à 2013 (32 188 habitants)
2. Saint-Dié-des-Vosges : 20 315, soit - 0,77 % par rapport à 2013 (20 471 habitants)
3. Capavenir Vosges (Thaon-les-Vosges + Girmont + Oncourt) : 9 066 (9 073 en 2013)
4. Golbey : 8 516 (+ 0,94 % par rapport à 2013, avec 8 436 habitants)
5. Gérardmer : 8 276 (8 284 en 2013)
6. Remiremont : 7 768 (7 774 en 2013)
7. Neufchâteau : 6 577 (6 602 en 2013)
8. Raon l'Etape : 6 421 (6 422 en 2013)
9. Rambervillers : 5 491 (5 505 en 2013)
10. Mirecourt : 5 461 (5 598 en 2013)
11. Vittel : 5 177 (5 248 en 2013)
12. Charmes : 4 683 (4 653 en 2013)

La région Grand Est compte elle 5 554 645 habitants, soit 8,4 % de la population nationale.
Parmi les ex-régions, la Lorraine est la seule à perdre des habitants, tandis que la Champagne-Ardenne stagne et que l'Alsace en gagne :
- Lorraine : 2 342 397 (- 0,12 % par rapport à 2013)
- Champagne-Ardennes : 1 339 299 (+ 0,02 %)
- Alsace : 1 872 949 (+ 0,25 %)

Avec 373 560 habitants, le département des Vosges continue à perdre des habitants : - 0,45 % en un an et - 1,8 % en dix ans. Parmi les dix premières communes, seules Golbey (4e) et Neufchâteau (7e) voient leur population augmenter.

Vosges Télévision

 

Ces chiffres ne sont pas une surprise. Ce qui pourrait étonner davantage ce sont les interprétations que certains ont fait de ceux-ci ou plutôt de ce qu'ils affirmaient être les statistiques sur la population des Vosges. D'après certains, l'Agence Régionale de Santé entre autre, la population du bassin de Remiremont allait beaucoup baisser tandis que celle d'Epinal devait augmenter dare dare. Lapinus, lapini, lapinorum.

Il fallait donc anticiper ces prévisions et prendre les mesures qui s'imposaient à savoir fermer la Maternité de Remiremont puisque cette région allait bientôt se retrouver aussi vide que le désert des Tartares.

Nous avons dénoncé régulièrement ces assertions qui ne s'appuyaient sur rien. Les derniers chiffres de l'Insee le confirment. Quand Remiremont a perdu moins de 1 pour mille sur sa population, à Epinal elle diminue de 0,57 % dans le même temps soit plus que la moyenne du département. Dans le genre fumeuse cette annonce de l'ARS n'est sans doute éclipsée que par les esbroufes de "l'homme qui vendit la Tour Eifel". Pour cette personne là, le citoyen est tellement naïf qu'il gobe tout. Plus c'est gros mieux on est cru. Hé bien non, pas par tout le monde. Cet été dans un de ses articles, Vosges Matin annonçait 20 % d'appartements inoccupés dans le centre de la Cité des Images. On ne peut pas vider un département pour repeupler cette ville. Le plus étonnant c'est que personne, absolument personne n'a cherché à contester ces chiffres, ni le député Mr Vannson, ni le lanceur de la pétition pour sauver cette maternité.

On vous dit :" Il faut fermer;"

On réunit quelques mères de familles avec une banderole, quelques bambins dans leur landau. Et çà s'arrête là, la messe est dite. Tout le monde a montré que les intérêts de la population et de la région lui tenaient à coeur et on peut nous enterrer en toute tranquillité car tout le monde s'en fout.

Pour le moment un statut quo règne. La fermeture ne se fera pas tout de suite. Une solution est à l'étude. Mais la menace est toujours là. Encore une fois pourquoi ne pas faire valoir la vérité ? Le bassin de la maternité de Remiremont n'aura pas une baisse de population plus importante que celui d'Epinal. L'INSEE en apporte la preuve. Il suffit d'opposer cet argument à ceux qui veulent nous enterrer.

Il suffit. Tout le problème est là car personne ne le fait.

Les moutons s'est fait pour aller à l'abattoir et les maternités c'est comme les collèges, c'est bien quand c'est fermé. Allons de l'avant, préparons l'avenir a dit le Mr le sénateur Jackie Pierre.

D'accord, préparons le. Mais sur des bases saines, pas avec des dés pipés et des cartes biseautées. Si nous nous battons pour maintenir la vie dans nos communes rurales, ne laissons pas tous nos efforts être anéantis pas des personnes utilisant des données fausses à seule fin de conforter leur pouvoir.

Si nous permettons à  tout un chacun d'arriver et de justifier avec des chiffres sortis de son chapeau la fermeture d'un établissement sans chercher à savoir la vérité, sans se demander si les économies dont il parle ne sont pas celles qu'il va réaliser , lui et lui seul, ou du moins l'organisme qu'il représente, alors oui, nous méritons que les bourreaux s'acharnent sur nous.
Les bourreaux n'ont pas d'état d'âme. Ils ne seront pas émus si vous devez accoucher au bord de la route parce que la maternité est trop loin ou si votre enfant fait tous les jours des heures de transport scolaire pour gagner son collège.

Vous avez là, la preuve de leur mauvaise foi. Il faut s'en servir pour demander des comptes à ceux qui  prétendent défendre vos intérêts pour mieux vous imposer leurs diktats.

 

 

Zoom sur la maternité de Remiremont, qui malgré 750 à 800 naissances par an fut un temps menacée de fermeture, dans le cadre d'une mutualisation des services des hôpitaux d'Epinal et de Remiremont. Si le projet existe toujours, une fermeture de l'établissement ne semble plus être à l'ordre du jour pour le moment.

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