Le Grand-Bois sous la neige

par LES VOIVRES 88240  -  18 Janvier 2017, 04:30  -  #Qu'il est beau mon village

Le Grand-Bois sous la neige
Le Grand-Bois sous la neige

Promenade dans le Grand bois alors que quelques flocons tombent encore. Les années se suivent sans se ressembler. Si l'an dernier il y a eu très peu de neige et pratiquement pas de gelées avant début janvier, nous avons frôlé les -20° la semaine dernière et les jours prochains devraient être plus froids. Tous les météorologues le disent, la météo n'est pas le climat. On peut donc très bien avoir cette année  un hiver très rigoureux  sans que le réchauffement climatique  soit remis en cause.

"-Quand janvier janviolle, février févriolle" aurait dit Mme veuve Jules Munier, la voisine qui avait un dicton pour tout.

Fin décembre elle nous disait :

"-A la Sainte Luce le saut d'une puce

  A la Noé le saut d'un vé."

A la Noël le saut d'un veau, l'utilisation du français et du patois permettait la rime dans ces quatre vers qui expliquaient la progression de la lumière à partir du solstice.

En attendant de savoir ce que va donner le mois de février, le mois de janvier risque de janvioller à partir des prochaines 24 heures. Nous nous acheminons vers les semaines les plus froides  en moyenne de l'hiver et l'effet albedo avec des sols couverts de neige va empêcher que le soleil annoncé les jours prochains ne réchauffe l'air.

Dans le Grand Bois celle-ci  encapuchonne davantage les buissons de houx et les jeunes semis que la haute futaie. Le contraste est intéressant entre leurs ramures toutes blanches et les troncs gris des grand hêtres. Normalement d'ici quelques années ceux-ci seront coupés pour laisser pousser les arbustes.

Si par malheur les prévisions se confirment, ces hêtres d'Europe, plus sensibles à la chaleur que d'autres espèces, seront ils condamnés à périr pendant les périodes de canicules prévues, sans avoir le temps d'atteindre la taille de leurs aînés qui les dominent aujourd'hui ?

Il est difficile d'imaginer cela, même si ce scénario a de bonnes chances de se produire, ou plutôt si par malchance, il se vérifiait. Parce que personne n'aura voulu prendre des mesures efficaces pour lutter contre ce fameux réchauffement tous ces plants vont peut-être avorter dans 20 ou 30 ans.

Ce serait là une source importante de richesses pour la commune qui  disparaitrait.

Un manque à gagner direct pour le budget de la municipalité qui serait alors privée de la vente de bois d'oeuvre et de chauffage mais aussi pour les entreprises utilisant ce matériau (difficile de promouvoir un label "Terres de Hêtre" s'il n'y en a plus) et pour les activités touristiques. Ce qu'aime le promeneur à pied ou à bicyclette dans nos forêts, c'est ces hautes futaies de feuillus sous lesquelles grâce à la gestion à long terme de l'ONF la vue porte loin et où l'on peut se déplacer sans trop de problèmes sur les chemins forestiers ou sous le couvert.

Mais même le pire n'est jamais sûr. Pour le moment admirons tous ces paysages recouverts par la neige, ce que nous n'avons pas eu l'occasion de faire l'an dernier.

Et si d'aventure, quelqu'un savait ce que peut bien vouloir dire cette expression " Quand janvier janviolle, février févriolle ", nous aimerions bien avoir la traduction.

Le Grand-Bois sous la neige

 

La neige

La neige tombe, indiscontinûment,
Comme une lente et longue et pauvre laine,
Parmi la morne et longue et pauvre plaine,
Froide d’amour, chaude de haine.

La neige tombe, infiniment,
Comme un moment –
Monotone – dans un moment ;
La neige choit, la neige tombe,
Monotone, sur les maisons
Et les granges et leurs cloisons ;
La neige tombe et tombe
Myriadaire, au cimetière, au creux des tombes.

Le tablier des mauvaises saisons,
Violemment, là-haut, est dénoué ;
Le tablier des maux est secoué
A coups de vent, sur les hameaux des horizons.

Le gel descend, au fond des os,
Et la misère, au fond des clos,
La neige et la misère, au fond des âmes ;
La neige lourde et diaphane,
Au fond des âtres froids et des âmes sans flamme,
Qui se fanent, dans les cabanes.

Aux carrefours des chemins tors,
Les villages sont seuls, comme la mort ;
Les grands arbres, cristallisés de gel,
Au long de leur cortège par la neige,
Entrecroisent leurs branchages de sel.

Les vieux moulins, où la mousse blanche s’agrège,
Apparaissent, comme des pièges,
Tout à coup droits, sur une butte ;
En bas, les toits et les auvents
Dans la bourrasque, à contre vent,
Depuis Novembre, luttent ;
Tandis qu’infiniment la neige lourde et pleine
Choit, par la morne et longue et pauvre plaine.

Ainsi s’en va la neige au loin,
En chaque sente, en chaque coin,
Toujours la neige et son suaire,
La neige pâle et inféconde,
En folles loques vagabondes,
Par à travers l’hiver illimité monde.

Emile Verhaeren

Le Grand-Bois sous la neige
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jean7288 18/01/2017 10:39

« Quand janvier janviolle, février févriolle ", nous aimerions bien avoir la traduction. » :
On en avait eu un aperçu, dans l'article du 21 février 2016, à travers votre "habile" montage entre un dicton correspondant au mois de janvier « Quand janvier entre doux comme un agneau, il sort comme un taureau » et un autre relatif au mois de février « Quand février commence en lion,
Il finit comme un mouton ». Ce que vous aviez traduit par « Quand janvier commence comme un agneau, février finit comme un lion. »

On trouve le terme "janvioler" dans "Les scieries et les anciens sagards des Vosges: bûcherons, schlitteurs ..." par Jean-Louis Boithias, Marc Brignon. Il signifierait se gauchir, se déporter. Il pourrait s'agir aussi d'une sorte de dispositif de sécurité (janviole) se rapportant à la schlitte. Bref, pas grand-chose à voir avec le dicton de votre voisine. Quant à "févriolle", le Net reste assez muet.

Et si ce n'était, justement, que pour satisfaire à la rime ?







"Les scieries et les anciens sagards des Vosges: bûcherons, schlitteurs ..."
Par Jean-Louis Boithias,Marc Brignon

LES VOIVRES 88240 18/01/2017 11:09

Pour le moment la bise souffle et forme des congères qui peuvent surprendre l'automobiliste imprudent. L'important est peut-être d'avoir une rime.