Crèche de Noël à l'église de Les Voivres

par LES VOIVRES 88240  -  21 Décembre 2016, 04:50  -  #Eglise Chapelle

Crèche de Noël à l'église de Les Voivres

Les bénévoles de la paroisse ont monté la crèche. Une crèche toute simple avec des personnages dont beaucoup sont un peu abimés. Les peintures sont également passées mais ces patines elle même, ces teints très doux, façon pastel ont beaucoup de charme. Les petites écailles tombées laissant voir le plâtre font deviner des statuettes certainement déjà anciennes. Elles ne manquent cependant pas de finesse et l'enfant Jésus en particulier présente une belle facture.

Après tout la crèche ne symbolise pas la richesse. C'est même tout le contraire. La simplicité de celle-ci est donc en harmonie avec le credo des chrétiens sur cet événement. Credo qui est de plus en plus souvent masqué par les publicités vous incitant à multiplier vos achats pour les Fêtes. De la même façon, il y aura certainement aussi peu de monde pour venir la contempler qu'il n'y en a eu  à l'époque. L'esprit de Noël sera donc respecté dans la mesure du possible.

Y a t'il par contre encore quelque chose de commun entre les préceptes que suivaient les premiers chrétiens et les dogmes que l'Eglise séculière a instauré au gré des conciles successifs ?

Schismes entre catholiques, orthodoxes, coptes, maronites, protestants....Interdiction du mariage des prêtres et de la célébration de la messe par les femmes. Bataille monstre et divisions au sujet de la nature de la Trinité. Invention des limbes pour les non baptisés, ce qui amenait souvent en cas d'accouchement difficile, à laisser mourir la mère si cela permettait de donner les sacrements au nouveau né.

Tout cela pondu au cours de débats entre sages de l'église et qui s'est maintenu et même renforcé à travers les siècles. Mais dés le départ alors que Rome faisait preuve de tolérance envers toutes les croyances connues, quand dans la ville se dressaient aussi bien des temples dédiés à Baal qu'à Osiris ou Zeus, les premiers disciples de Saint Pierre firent déjà preuve de sectarisme en refusant de reconnaître l'empereur car il était considéré comme une divinité.

Un des rares points sur lequel les adeptes de presque toutes les religions se sont accordés c'est pour massacrer l'autre.

"-Tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens." aurait proclamé à l'occasion du siège de Bézier où des milliers d'albigeois et de catholique furent massacrés Arnaud Amaury légat du pape. Encore maintenant tous les prétextes sont bons pour tuer au nom d'un dieu qui quel qu'il soit n'en peut, mais.

A l'heure où je finis cet article, je viens d'apprendre un autre massacre sur un Marché de Noël à Berlin. Selon la formule classique les autorités ne savent pas encore s'il s'agit d'un acte terroriste. Il est toutefois certains que cet acte à été commis par un ou des fous, des fous furieux. Si ce sont des islamistes qui ont agit ce ne sera qu'une tuerie de plus faite au nom d'un dieu.

Si à l'époque les premiers chrétiens se recrutaient parmi les pauvres et les esclaves, quelques siècle plus tard, Justinien se proclame empereur de droit divin et le christianisme devient religion d'état. Ce que les premiers martyrs considéraient comme une hérésie prend force de loi.

Peut-être faut il  venir dans l'église de Les Voivres aussi froide que la bergerie de Bethléhem, devant cette crèche dépouillée de tout artifice, pour se détacher du siècle et retrouver ce qui fut le premier commandement de Christ et qui devrait être suivi par tous quelle que soit sa religion et ses convictions :

"-Tu aimeras ton prochain comme toi même."

 

 

 

 

Crèche de Noël à l'église de Les Voivres
Crèche de Noël à l'église de Les Voivres
Crèche de Noël à l'église de Les Voivres
Crèche de Noël à l'église de Les Voivres
Crèche de Noël à l'église de Les Voivres
Crèche de Noël à l'église de Les Voivres
Crèche de Noël à l'église de Les Voivres
Crèche de Noël à l'église de Les Voivres

Jean NOEL 22/12/2016 10:17

> Un Enfant Jésus qu'en tant que cérémoniaire, le diable (moi, ai-je entendu dire) devait porter à la crèche au cours de la "messe de minuit", du temps de l'abbé Mathieu.
> Les religions n'ont pas fait et ne font toujours pas que des heureux.
> On peut ne pas aimer son prochain sans pour autant le tuer.