L'automne à la Basse des Orges

par LES VOIVRES 88240  -  31 Octobre 2016, 04:58  -  #Qu'il est beau mon village

L'automne à la Basse des Orges

L'automne n'aura peut-être pas la flamboyance de l'an dernier. Les feuilles tomberont certainement plus rapidement. Raison de plus pour admirer le paysage qui change tous les jours.

Tous ceux que je rencontre sont sensibles à cette beauté, point n'est besoin d'être un artiste ou un poète.

D'ailleurs nous sommes un pays plus riche en poètes qu'en amateurs de poésie. Peut-être avons nous été trop abreuvés de récitations, d'arbre perché, de feuillage jaunissant et de matin dès l'aube.

Pendant la Grande Guerre Patriotique ( 1941-1945) les soldats russes partaient avec un recueil de poésie dans leur havresac

Peut-être aussi les Racine et Corneille suffiraient ils à dégouter des légions d'écoliers de tout ce qui est versifié ? Ce que le roi aimait il y a  quatre cents ans n'est pas forcément palpitant pour un élève aujourd'hui.

Il y a pourtant une foule de grands poètes qui écrivent avec leur coeur et leurs tripes.

Rimbaud, René Char, Andrée Chédid, Émile Verhaeren... Et bien entendu le paysan poète Emile Raguin qu'Evelyne m'a fait découvrir. Il chante les paysages que nous aimons avec des mots simples, des mots de tous les jours qui nous appartiennent.

Nous  partageons régulièrement leurs poèmes et cela n'a pas l'air de déplaire au lecteur lambda.

Peut-être faudrait il faire davantage confiance aux capacités de chacun d'aimer ce qui est beau, paysage, poésie, peintures, et arrêter encore fois de dresser des barrières chaque fois qu'il est question d'art ?

Et même arrêter de dresser des barrières tout court entre ceux qui soi-disant savent et les autres.

Laissons aux pédants et aux doctorants le soin de se faire valoir en expliquant, disséquant, autopsiant, passant au microscope chaque parcelle d'un tableau ou d'une poésie et en voulant à toute force expliquer à tous ceux qui comme nous n'ont pas la science infuse ce qu'ils doivent ressentir et de quelle façon ils doivent se pâmer devant ces oeuvres.

Régulièrement, à l'automne dernier des personnes de Les Voivres me disaient :

"-Va prendre tel ou tel endroit en photos c'est trop beau." Ils n'avaient pas besoin de leçons des critiques reconnus pour le savoir.

Ceux ci ne savent pas ce que veut dire aimer. Nous le ferons à leur place et nous contenterons de dire tout simplement :

"-C'est beau."

L'automne à la Basse des Orges

Quatre saisons

 

Ton nom, je le disais pour l'aube messagère,

Qui l'emportait, joyeuse, aux souffles printaniers ;

Je le mêlais, le soir, aux fleurs des robiniers,

Aux parfums distillés par la brise légère...

 

Oui, je le murmurais à l'arbre, à la fougère,

Quand l'été ramenait les travaux saisonniers,

Aux foins comme aux moissons qu'on entasse aux greniers,

Aux ruisseaux où se glisse une onde passagère...

 

Maintenant, je le tais, et du monde ignoré,

Je le garde secret dans l'automne doré

Dont j'aime respirer l'odeur des feuilles mortes....

 

Et voici qu'il découvre, unique, solennel,

Comme dans un palais dont se ferment les portes,

Le silence absolu d'un hiver éternel.

 

In La Charrue Enchantée

Emile Raguin

L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
L'automne à la Basse des Orges
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NOEL 31/10/2016 16:00

L'automne à la Basse des Orges, c'est beau. L'expression « le lecteur lambda » l'est moins.
Je ne sais pas pourquoi, mais ce terme lambda a toujours eu, pour moi, une connotation assez péjorative. S’opposant autant que l’oméga, toujours dans ma tête, à l’alpha pouvant aussi désigner « un être supérieur, une personne faisant partie de la classe dominante », il navigue de « monsieur Tartempion » ou « monsieur tout le monde » à quelqu’un de « moyen », « ordinaire », ce qui est encore très supportable mais aussi à « quelconque », ce qui l’est déjà moins.
De nos jours – encore selon moi -, ce terme n’est pas vraiment loin de :
- désigner un individu de « La France d’en bas », selon notre "bon Monsieur" Raffarin plagiant sans vergogne Balzac ("Les Illusions perdues"), qu’il a probablement sciemment – et pour cause - omis de citer,
- ou de renvoyer à ce « « Casse-toi, pauv' con ! » du (toujours) brutal et cassant Sarkozy, considérant par la suite qu’il aurait pourtant mieux fait de ne pas répondre… mais ne reniant pas le fait qu'il (qu’on) nous prend bien pour des cons, pauvres de surcroît (ce qui, il est vrai, se confirme),
- ou encore - rapporté par celle qui se rêvait "Première Dame de France" avant d’être reléguée au rôle de maîtresse "lambda", justement, puis renvoyée - de créer et de les stigmatiser cyniquement, les « sans dents », expression de Saint-François, vous vous souvenez ? Celui qui « Moi Président de la République, je ferai en sorte que mon comportement soit en chaque instant exemplaire. » (6ème engagement).

Il en va de même lorsque j’entends parler des « élites », administratives, intellectuelles ou autres. C'est un terme qui, je trouve mais cela n'engage que moi, vient immédiatement combattre l’Article. 1er de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune. »
Ah oui, parfois (souvent ?), elles sont "belles" nos élites ! Souvent "lambda" oui, mais je ne suis pas certain qu'on puisse leur appliquer ce terme.

NOEL 31/10/2016 18:22

Je suis ABSOLUMENT d'accord avec vous, sauf que certains termes me hérissent - tels que je les perçois et pas seulement d'aujourd'hui - particulièrement.
Loin de moi d'avoir associé les lecteurs de ce site au terme « lambda » que je dénonce par ailleurs.
Je voudrais écrire aussi, une bonne fois, que le Monde, la Terre, les Hommes ne sont pas aussi beaux, enchanteurs, bisounours, angéliques, qu'on veut bien le dire ou le laisser entendre. A l’occasion, je pourrais développer. On ne peut (doit) pas d'un trait de plume, d’une belle peinture, d'une superbe photo, d'un poème si émouvant soit-il, occulter les turpitudes de l'être humain(?), les catastrophes naturelles, etc. Les taire ne les empêche pas. Tout va bien ? Assurément non et chacun, sur notre Terre, ne peut y trouver un « bonheur certain ».

LES VOIVRES 88240 31/10/2016 17:30

Le terme lambda est lui -même tiré du roman Brave New World, oui il est assez péjoratif. J'espérais simplement que, vu la teneur de mon article, on penserait, contrairement aux élites que vous dénoncez que le lecteur de lesvoivres88240,ne puisse pas dans mon esprit être assimilé à un lambda. Je précise bien que nous n'avons pas de leçons à recevoir des élites.

Evelyne 31/10/2016 15:36

C'est vrai que chaque saison a son charme, l'automne est particulier avec toutes les couleurs qu'il nous offre, changeantes - effectivement - chaque jour.
Ce matin, lors d'un trail en forêt, c'était un vrai plaisir de courir dans les feuilles mortes. Véritables trésors pour le moral. Je me disais que notre terre était jolie et que chacun pouvait y trouver un bonheur certain. Je repensais aussi à cet article lu en vitesse au réveil mais dont les éléments essentiels m'étaient restés en tête.
Merci Bernard de partager sur les pages du blog, quelques poèmes d'Emile Raguin qui aimait tant les richesses de la terre.