Est ce la fin des grosses chaleurs ?

par LES VOIVRES 88240  -  14 Août 2015, 05:53  -  #Qu'il est beau mon village

Les arbres de nos forêts souffrent

Les arbres de nos forêts souffrent

Après les orages qui ont amené de faibles précipitations sur la région, les températures sont de nouveau plus supportables et devraient le rester durant les prochains jours au moins.

Ensuite quand le 15 août sera passé, même si les beaux jours ne sont pas terminés, nous avons vu il y a quelques années le thermomètre frôler les 35° début septembre, les nuits sont plus longues et en moyenne plus fraiches ce qui entraine des rosées abondantes.

Les besoins en eau des plantes sont donc à partir de là nettement moins importants mais il faudrait quand même en urgence des précipitations régulières pour permettre de sauver ce qui peut encore l'être.

Certains champs de maïs sur la commune, ceux qui ont été semés tôt, ont leurs épis qui commencent à se remplir et les grains arrivent au stade laiteux.

Mais tout n'est pas encore joué pour le moment. En 2003 ils étaient pour la plupart à ce niveau de maturité quand après le 15 août, alors que justement la canicule venait de finir, les feuilles ont commencé à sécher et, pratiquement chaque jour, un nouvel étage périssait. Les plants de maïs avaient pu cependant être ensilés in extrémis et apporter une base à l'alimentation des troupeaux.

Cette année ils ont davantage souffert car les deux premiers mètres du sol sont plus secs qu'en 2003. Ils sont donc, pour la plupart, en retard, nous ne parlons pas de ceux qui ont déjà avorté dans beaucoup d'autres secteurs. La situation pourrait donc être pire qu'il y a 12 ans.

Il reste aussi à savoir si après les pluies espérées de l'automne, les prairies vont connaître la repousse abondante qui s'était produite en 1976 jusqu'à la fin de l'année et avait permis d'économiser les stocks de fourrage, ou si comme en 2003, il n'y aura pas un deuxième printemps.

Pour les jardins, assez paradoxalement, ce serait plutôt les moisissures et la pourriture qui risquent de faire de gros dégâts en cas de pluie. Depuis plusieurs années, nous voyons ce phénomène se déclarer après une période sèche dés que le temps redevient plus humide.

Il reste une dernière catégorie de plantes pour laquelle la situation va bientôt devenir, non seulement inquiétante à court et moyen terme mais dramatique à plus long terme. Il s'agit des arbres.

Toutes les études montrent que, par exemple, il n'y aura plus de hêtres en France à l'horizon 2050 sauf en haute altitude. C'est donc tout un pan de l'économie locale qui va donc être mise à mal.

Les forestiers ne peuvent pas en si peu de temps remplacer nos forêts par des espèces poussant sous le climat méditerranéen comme le chêne vert.

Si, quand il ne sera plus possible de cultiver de blé, les céréaliers français pourront changer rapidement de variétés, que pouvons nous espérer voir comme paysage au Grand Bois, au Clair Bois ou à l'Etang Lallemand dans 20 ou 30 ans.

Est ce la fin des grosses chaleurs ?
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De plus en plus d'agriculteurs sont conscients qu'il est de leur devoir et dans leur intérêt d'adopter des méthodes qui soient plus respectueuses de l'environnement mais on peut se demander si le réchauffement en dehors des quelques 0,5°ou 1° en plus annoncés pour ce fameux horizon 2050, 2° pour les hypothèses les plus hautes, ne va amener des mécanismes qui rendront encore plus difficile leur adaptation.

C'est ainsi que l'augmentation de la température des océans et l'évaporation plus importante induite provoque régulièrement ces vents plus forts qui cet été desséchèrent les cultures dés les premiers jours de grosse chaleur.

De la même façon les pluies vont être de plus en plus irrégulières et violentes et une grande partie de l'eau sera perdue, sans profit pour les nappes phréatiques, en ruisselant sur le terrain.

Depuis 2000, l'Australie qui est le continent le plus touché par ce réchauffement connait une succession de sécheresses qui durent parfois plusieurs années ou des inondations catastrophiques.

Pour le moment aucune réelle solution n'est appliquée. Il y a quelques temps la ministre de l’apiculture voulait encourager la création de retenues colinéaires. Or souvent les agriculteurs qui voulaient en réaliser ce sont heurtés aux embarras de l’administration et à ces mêmes écologistes qui réclament une meilleure gestion de l'eau. Certains se sont même vus interdire d'irriguer leurs champs, en puisant dans cette réserve, en période de restriction.

Il faudrait aussi pour lutter contre le vent, entourer les champs de haies. Une parcelle de deux hectares, ainsi close est protégée sans que cela gène son exploitation. Mais rares aussi sont ceux qui se lancent dans ces plantations. La tendance serait plutôt de continuer à les supprimer.

Si pour la vigne la seule solution dans les années à venir sera de déplacer les cépages vers le Nord de plusieurs centaines de km, parfois jusqu'à en Angleterre, pour les céréales il faudra choisir des variétés les plus résistantes au gel possible afin de pouvoir les semer très tôt à l'automne et quelles puissent profiter au maximum des pluies hivernales.

L'ampleur de ces bouleversements et la rapidité à laquelle ils devraient être faits laisse craindre que beaucoup ne pourront pas s'adapter à temps.